PRODUCTIONS AUDIOVISUELLES
Environnement, Pêche et Chasse
search_left
ARRÊTS... sur IMAGES
Vign_still0504_00006
Une quête, un arrêt, et des perdrix qui prennent leur envol. La scène de chasse paraît ordinaire. Pourtant, il aura fallu crapahuter sur des pentes interminables des journées entières pour surprendre la perdrix, déjouer sa malice, et vivre cet instant magique où la compagnie "éclate" sous le nez des chiens.

Les "Perdrix de Pyrène" nous invite à suivre trois chasseurs qui, l'automne venu, arpentent la montagne en quête de beauté sauvage. Grandeur du paysage, gibier à l'état nature ; une dualité omniprésente dans le film, pour le plus grand plaisir des passionnés de chasse au chien d'arrêt.


Des généreuses pentes ariégeoises au relief escarpé bigourdan, le théâtre est inamovible. Nous suivons nos trois chasseurs. La scène reste la même, les acteurs l'interprètent à leur manière. Des chaleurs écrasantes de septembre, de la douceur mordorée d'octobre aux premiers frimas de novembre, seul change le décor.

Les caméras s'immiscent dans l'action, pour comprendre l'émotion qui lie un homme, son chien, et la nature. Des arrêts, à vivre au plus près. Des images, elles en saisissent toutes les impressions. La perdrix grise des Pyrénées où une chasse d'une autre dimension. Nul doute, vous serez séduit.

Et comme le dit si bien Laurent: " elle est certainement la plus belle chasse au monde". Faisons-lui confiance et...

Laissez-vous entraîner sur les pentes pyrénéennes !

Le tournage
Vign_still0504_00005
Tourner "Les perdrix de Pyrène n'aura pas été une mince affaire. Il faut dire que pour un premier film, difficile de choisir un sujet plus délicat.

D'abord, il y eut le lieu, théâtre débordant de lumière. Dans ce jeu de lumières là, celles agressives des hauteurs pyrénéennes sont insaisissables quant la perdrix fonce dans le ciel si rayonnant. La petite cabane perchée au Pla de Tabe se réveille, doucement. Un petit déjeuner et Colette prépare son équipe, les derniers conseils, les secteurs à prospecter... Elle nous a promis des perdreaux pour aujourd'hui. Nous voilà partis à l'assaut des pentes ariégeoises. Une première compagnie est levée sans que nos caméras puissent être dans le coup.           À 9 heures, le soleil commence à frapper. Il est temps de faire une petite pause déjeuner. Le berger du secteur nous indique où il rencontre, régulièrement, une compagnie de perdrix. Nous y lâchons les chiens. L'arrêt ne tarde pas. Une belle compagnie éclate devant nos objectifs. Celle là, on la tient ! Mais les perdrix se sont précipitées dans le vide, face au soleil. Cet impondérable se répètera à plusieurs reprises.

Ensuite, le terrain difficile, des pentes abruptes, escarpées, souvent interminables. Sous les aiguilles d'Ansabère les jeunes pointers de Jean-Jacques sont à l'arrêt. Il nous faut remonter pour les rejoindre, au pas pressé sur un terrain très accidenté, avec un matériel encombrant qui avoisine les 10 kg. Nous parvenons toutefois sur le lieu de l'action. Les chiens toujours à l'arrêt, les chasseurs font voler la compagnie de perdrix, suivi d'un beau coup de fusil. Essoufflés, nous maîtrisons mal la caméra sur l'épaule. Notre coup est loupé !

Enfin, il y a eu la perdrix. Celle tant convoitée. Celle si surprenante. Sur les pentes du luchonnais, deux chiens sont à l'arrêt. Nous les rejoignons pour les filmer, mais un troisième chien nous précède et, sans respecter les deux autres, les dépasse pour se bloquer à son tour une trentaine de mètres plus haut. Trop près ! Trop tard ! Les perdrix n'apprécient guère, la compagnie décolle rapidement, sans que nous ayons le temps d'anticiper, hors de portée de fusil. Le soir, en visionnant les images, nous compterons une belle compagnie, quatorze perdrix. Malheureusement un peu loin et dans de mauvaises conditions.

Puis la météo, les perdrix peu complaisantes, les sorties à vide... Autant d'impondérables, ceux même qui font de cette chasse l'une des plus difficiles, qu'il nous a fallu affronter pour proposer les plus belles images et scènes de chasse... que nous aurons pu filmer.

Du fin fond de l'Ariège jusqu'au plus petit coin de Navarre - Non, ce n'est pas une chanson ! - en passant par la Haute-Garonne, les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Atlantiques, nous avons suivi tous les acteurs qui gravitent autour de la perdrix grise. Nous voulions, pour ce premier film, mettre en image l'émotion que ressent le chasseur lorsque que la compagnie éclate sous le nez de ses chiens. Des perdrix, avec toutes ces séances de tournage, lors des comptages aux côtés de techniciens, ariégeois, hauts-garonnais et navarrais, lors des parties de chasse avec les montagnards locaux, nous en avons vu. Mais arriver à mettre, dans de bonnes conditions, l'objectif de la caméra "dans" le nez des chiens fut plus délicat. Nous avons tenté. Les "Perdrix de Pyrène" en est le résultat. Pour y arriver, nous avons sollicité bon nombre de personnes, nous les en remercions très sincèrement.

Au total, "Les Perdrix de Pyrène, c'est plus de 400 heures de rushs. 800 GO d'images! Pour nous, qui avons eu le privilège d'être au coeur du tournage, c'est encore plus d'images, de souvenirs. Les déjeuners conviviaux, dans les chalets ariégeois, préparés par les équipes de comptages de Colette et d'Evelyn, techniciens de la fédération de l'Ariège. L'authenticité des montagnards que nous y avons rencontrés, au Pla de Tabe, à Miglos, à Lordat, au Tarbésou... Les belles parties de chasse, du côté de Lescun, en vallée d'Aspe avec Jean-Jacques, juge de fields et passionné de pointers, ou encore dans le luchonnais avec Michel ou la famille Déo, père et fils. Tous de vrais passionnées, qui vivent leur montagne. Les comptages en Haute-Garonne, avec Sébastien, technicien de la fédération de chasse. Ceux en Navarre, dans la vallée de la Belagua, où techniciens de différentes contrées pyrénéennes, Andorre, Navarre, Ariège, s'étaient donné rendez-vous, pour le projet Gallipyr. Et la fête à Isaba !
Et comment ne pas parler du field-trial de Bourg-d'Oueil où Yves Tastet nous a reçu de la meilleure des façons qui soit. Nous y avons rencontré des juges, des chasseurs, des éleveurs, des dresseurs, amateurs et professionnels avec toujours la même sympathie. C'est ça la montagne, elle rend modeste, sincère, authentique. À tous les acteurs qui ont participé, directement ou indirectement, au tournage, MERCI !


Bon de Commande
bon_de_commande.pdf (299,15 Ko)
© 2011
Créer un site avec WebSelf